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copyrights : Muriel Despiau

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Comédienne, formatrice et metteur en scène, Guilda Chahverdi a été formée aux techniques du jeu de l’acteur à l’école à Claude MATHIEU et au corps dans l’espace (mouvement, rythme et jeu masqué) à l’école internationale Jacques LECOQ. Elle fait une recherche sur les formes traditionnelles du conteur persan (naqâli), ce qui donnera lieu à des spectacles de contes Histoires de Roi d’après Le Livre des Rois de Ferdowi (2003) ou encore La Pavillon Rouge d’après Le Pavillon des Sept Princesses de Nézami (2009). Attirée par la chair des mots, leur musique et la poésie mystique persane elle met en voix les textes de nombreux poètes tel que Hallaj, Rumi, Sepehri, Farrokhzad. Elle participe à des performances poétiques, musicales et/ou visuelles dédiées à des poètes contemporains de la route de la soie.  En tant que formatrice elle a mené des ateliers en France mais aussi à l’étranger (Irlande, Tunisie, Ouzbékistan, Tadjikistan, Afghanistan, Iran) auprès d’amateurs et de professionnels ; de jeunes scolaires et de seniors, dans le cadre de projets sociaux (programmes de réinsertion, intervention en hôpitaux de jour) éducatifs, culturels et/ou de développement.

 

Elle a mené depuis 2003 des programmes en Afghanistan dans les domaines de l’éducation, de la formation artistique et des médias (programmes de sensibilisation). Elle enseigne le théâtre à la Faculté des Beaux-arts de Kaboul durant une année (2006) et coordonne le Festival de Théâtre National Afghan. Elle est nommée directrice de l’Institut français d’Afghanistan (IFA) entre 2010-2013. En 2015, elle effectue un mémoire de recherche sur "L’action culturelle entre 2010 et 2013 à Kaboul, capitale de l’Afghanistan. Un État en guerre, un pays en crise" (Université Aix-Marseille, IREMAM).

Elle est actuellement commissaire d’une exposition d’art contemporain Kharmohra, l’Afghanistan au risque de l’art, au Mucem à Marseille (22 novembre 2019-1 mars 2020), coordonne un workshop avec les artistes afghans et les étudiants des écoles d’art d’Aix en Provence et de Marseille et poursuit des formations et accompagnement à l’expression de soi.

Virtuose du setâr, luth à manche long, Shadi Fathi perpétue l’héritage millénaire de la musique classique persane par une expérience de concertiste au long cours (réalisant dès 1992 son premier concert solo à l’âge de 15 ans) et par un lumineux sens de l’improvisation. Disciple du grand maître Dariush Talaï à Téhéran, elle maîtrise également les instruments à cordes traditionnels tels que le târ ou le shourangiz et fait vibrer sa sensibilité sur des percussions digitales comme le zarb ou plus particulièrement le daf, avec un style de jeu dans la lignée de la confrérie Ghâderiyeh du Kurdistan Iranien.

Installée en France depuis 2002 et retournant régulièrement en Iran, cette artiste confronte dès lors sa musicalité fleurie aux esthétiques européennes et méditerranéennes, multipliant les collaborations sur disques et sur scène (600 représentations depuis 2009) et nourrissant son imaginaire sonore de la langue du poète persan Hâfez ou de celle du contemporain argentin Roberto Juarroz tout autant que par les écrits du cinéaste iranien Abbas Kiarostami ou ceux du peintre français Henri Matisse. Avec ces inspirations tutélaires, elle tisse ce fil ténu qui, d’un trait, d’un mot, d’un regard ou d’une note, transperce la beauté et contient dans l’infini détail la puissance de l’universalité. Sa musique navigue dans ses sources vives, de celles qui, fidèles à la poésie soufie, permettent de voir le monde dans une goutte d’eau.